dimanche 15 avril 2018

Le chemin de Stevenson

Du Puy en Velay à Alès c'est un peu plus de 250 kilomètres que nous avons prévu de faire sur les pas de Robert louis Stevenson en 13 étapes que vous pouvez voir en cliquant ICI.
Ce jeune Écossais futur auteur de l’île au trésor est à l’origine de ce périple en 1878 accompagné de son âne Modestine . Cet écrivain apprenti aventurier est parti de Monastier sur Gazeille pour terminer à Saint Jean du Gard 12 jours plus tard.
Ce chemin qui est devenu le GR70  est emprunté par 6500 à 10000 randonneurs par an et représente donc  une manne financière importante pour les villages traversés ( 15000 € par kilomètre , source L'éveil de la Haute Loire du 09/04/2018 ).
Départ prévu le dimanche 29 avril 2018
Arrivée à Alès le vendredi 11 mai 2018

  1. Dimanche 29 Avril 2018 . Le Puy en Velay - Le Monastier sur Gazeille . 5h30 et 19.3 km

C'est le grand jour ! nous avons le sourire . De gauche à droite : Carole , Claude , Monique et Joël.

Itinéraire


Notre crainte de la pluie est grande ce matin au réveil et notre premier réflexe est d'ouvrir les volets  de la chambre pour regarder le temps.Agréable surprise , pas de pluie et une température relativement douce.
Petit déjeuner à 7h30  pour un départ programmé à 8h. Le sac de Carole est fin prêt car il est transporté par la malle postale à partir de 8h.
1er incident pour Carole qui laisse tomber son sac et ses 2 gourdes qui s'ouvrent et se répandent à l'accueil.
2ème incident pour Claude qui oublie son topo guide à l’accueil mais heureusement nous n'étions qu'à quelques centaines de mètres de l’hôtel.
3ème incident , heu non , pour Monique et Joël  tout va bien !!!
On rejoint l'église du collège qui constitue le point de départ officiel du Chemin de Stevenson car Joël en puriste souhaite que nous fassions la photo officielle du départ sur les marches de l'église.
Il est 8h45 et nous pouvons véritablement entamer notre étape du jour qui doit nous amener en une vingtaine de kilomètres à Monastier sur Gazeille.
Nous rencontrons très rapidement un groupe de 5 personnes qui font la même étape que nous et le même parcours  en 13 étapes également.
Nous nous apercevons très rapidement que cette étape va être un peu accidentée. Au hasard de nombreux carrefours , on remarque la présence de beaucoup de croix de pierre très sobre.
Nous rencontrons le long d'un muret un bardot ( croisement  étalon et ânesse ) ou un mulet (croisement d'un âne avec une jument ) mais il ne nous à rien dit à ce sujet!
Notre premier village porte le nom de "Coubon" et c'est assurément un bon coup puisque nous y faisons nos courses pour le pique nique.
Le temps devient de plus en plus menaçant , du vent et déjà quelques gouttes. On décide de zapper le casse croûte pour tenter d'arriver au gite avant la pluie.
Bien vu , car on arrive au gite de "Montcalm" situé 2 km avant Monastier vers 13h30 juste avant de grosses pluies qui vont durées tout l'après midi.
Le gite est très joli , 2 chambres de 5 places , on s'installe dans une de ces chambres puis on casse enfin la croûte.
A demain sur le chemin.

Nous allons refaire le chemin de Stevenson en suivant le GR70
sans âne mais  avec nos sacs à dos.
Ce n'est pas Modestine mais la tête est chouette!

Tiens en  parlant de chouette !
Sur le GR70
Juste avant la pluie au gite Le Montcalm.

  • Lundi 30Avril du Monastier sur Gazeille au Bouchet St Nicolas . 6h30 et 27 km
  • Itinéraire et profil
  • Quelques mots de notre gite d'hier soir , accueil très discret mais sympathique.Nous sommes arrivé les premiers et avons été suivi de 4 personnes en individuel dont 1 Breton , 2 Parisiens et 1 Setois. Dîner super composé d'une assiette de charcuterie maison puis d'un sauté de bœuf à la polenta , fromages locaux et tarte aux pommes à la glace à la vanille.
  • Nous découvrons qu'il existe un "crédential " spécial chemin de Stevenson que nous achetons.
  • Nous rejoignons Monastier situé à 2 km du gite . C'est en réalité le départ officiel du Chemin de Stevenson car c'est d'ici qu'est parti en septembre 1878 Robert Louis Stevenson avec son ânesse "Modestine" achetée sur la place du marché pour 65 francs de l'époque. Cet écossais est aussi connu pour avoir écrit entre autres l’île aux trésors , Docteur Jekyll et M Hyde. Monastier possède une église abbatiale du XI.
  • Il fait froid au départ à peu près 2 ou 3° et le vent est glacial . Il est tombé la veille après midi et cette nuit et le terrain est particulièrement gras et lourd. Après 2h30 de marche , nous atteignons St Martin de Fugères pour une halte . Quelques emplettes et une boisson chaude chez une commerçante qui n'à rien d'une commerçante tellement l'accueil est déplorable, elle devrait penser à sa reconversion. On rejoint Goudet sur la Loire . descente vertigineuse dans la caillasse avant d'entamer une montée vers Montagnac. L'étape est longue et commence à tirer sur les organismes.Carole connait sa 1ère ampoule , ses jambes vont bien mais la tête à un peu de mal à suivre , bref , elle en à un peu marre. A quelques kilomètres de l'arrivée un randonneur est allongé sur le sol et il à mal au dos.Nous l'aidons à atteindre notre but de la journée : Boucher St nicolas , il n'est pas très optimiste pour la prochaine étape.
  • Nous atteignons Bouchet St Nicolas vers 16h30 et rejoignons notre gîte "L'Oustaou". La douche est la meilleure que nous ayons connu depuis longtemps. Nous sommes onze au dîner autour de la table familiale. En spécialités locales nous avons un vin blanc à la châtaigne en apéro et bien évidemment des lentilles vertes en entrée. Coucher vers 22h après avoir soigné les bobos de cette longue journée.
  • A demain pour une autre partie du chemin.  

       
Départ du gite en direction du Monastier sur Gazeille
Façade polychrome de l'abbatiale St Chaffre du Monastier
Chapelle St Jean . Monastier sur Gazeille est le vrai départ de Stevenson.
Le temps est incertain 
Hameau du Goudet sur la Loire.
Vallée de la Loire , rocher du Pipet à Goudet.
Chemin herbeux dans le vallon du ruisseau des Fouragettes.
Le plaisir de la randonnée , c'est aussi çà !
Le Bouchet St Nicolas ( 1217m )

  • Mardi 1er mai. Le Bouchet St Nicolas - Pradelles
Lever 6h45 ce matin comme tous les jours depuis le départ , dur dur pour Carole qui apprécie particulièrement son lit le matin.
Surprise en tirant les rideaux de la fenêtre , la neige tombe à gros flocons et tient au sol. L’ambiance au petit déjeuner est plutôt joyeuse malgré la météo. Avec la pluie tout le monde serait triste mais avec la neige tout est différent.
Nous entamons notre rando à 8h30 sous la neige et avec les ponchos. Départ difficile pour Carole qui ressent une vive douleur au niveau du genou gauche , ce sera une journée un peu galère pour elle mais elle ira au bout courageusement. Nous avons tout fait pour elle : doliprane , anti inflammatoire, strap , pommade , bâton etc.
Première halte à Landos , et c'est le jour du marché en ce 1er mai. Les camelots sont comme nous , frigorifiés. On s’arrête au bar du coin pour apporter quelques soins à Carole et nous réchauffer un peu. Claude en profite pour aller chercher saucisses séchées et fromages sur le marché.
Je ne parlerai pas beaucoup du paysage  aujourd'hui car l'horizon était plutôt bouché et le ciel un peu bas. On atteint en un peu plus de 3 heures Arquejol et 2h30 plus tard Pradelles notre destination finale. Nous logeons au gîte communal avec une demi pension à la Brasserie du Musée .
A demain sur un autre chemin. 
Au gite de l'Houstaou le matin et il neige !
Au départ du gite
Statue de bois de Robert Louis Stevenson au Bouchet St Nicolas.
Mélange de gris et blanc et vice versa.
Pas de pot , le temps n'est pas terrible !
Il y à tout de même des heureux.
Pont de la Castier à Landos et toujours sous la neige
Temps gris en perspective !
Ancienne ligne de chemin de fer entre le Puy et Langogne à Arquejol.

Nos premières orchidées. Orchis sureau pourpre.
Orchis sureau jaune dans la même prairie.
Pradelles

  • Mercredi 2 mai . Pradelles - Cheylard l'Evêque.
Nous avons dîner hier soir en compagnie de deux autres randonneurs déjà rencontrés sur le chemin.
Ce matin réveil vers 7 heures pour la petite troupe de joyeux randonneurs , le petit déjeuner est prévu à 8h. A 8h30 nous nous rendons à la pharmacie pour tenter de trouver quelques remèdes miracles pour le genou de Carole qui la fait souffrir. Il lui prescrit des "patchs" à poser sur le genou , ce que nous faisons dans la foulée.
Pradelles est une ville fortifiée et dont il reste quelques beaux vestiges, il est 9h quand on quitte ce village pour faire les 22km de marche prévus.
Notre environnement est fait de jonquilles à perte de vue qui sont dans tous les vallons un peu frais , elles émergent comme des champignons et à ce propos cette région fait salivé : cèpes , girolles , pieds de mouton mais ce n'est pas la saison. Notre environnement c'est aussi des blocs de pierre à perte de vue , on se croirait en Bretagne.On trouve également des myrtilliers.
Aux alentours de midi , Colette et Bernard nous informent de leur arrivée à Pradelles . Ils passent prendre le sac de Carole qui n'est pas parti aujourd’hui par la Malle Postale mais par la "Malle Moureau". A partir de ce jour et jusqu'à samedi ils nous accompagnent ...en voiture.
Pour la première fois depuis le départ on peut prétendre à un pique nique tranquille. Quel bonheur de pouvoir se restaurer et de se reposer.
Nous approchons de Cheylard l'Evèque ou se termine l'étape du jour. La mauvaise surprise est que notre gîte se trouve encore à 3 km du village.
Carole à souffert de son genou aujourd'hui et elle à ajouter une nouvelle ampoule. Monique ne souffre plus de son ampoule de la veille.
Claude offre l'apéro au groupe pour l'anniversaire de sa fille , tous les prétextes sont bons ! nous terminons la journée par un fameux dîner avec notamment du sanglier avec gratin dauphinois . Dodo assez tôt vers 22h après une journée bien chargée.
A demain sur le chemin.
Départ de Pradelles , on sort couvert !
Au loin : Langogne
Ancien pont sur la Ribeyre en arrivant à Langogne
Le Pont vieux sur le Langouyrou à Langogne , en parlant de vieux ...
Un peu de repos
Un champs de jonquilles . 
On reste bien sur le GR rouge et blanc.
Je suis Jojo !
Le temps s'améliore
Ron de la Baoume , c'est un amas rocheux le long du sentier des fées et du GR70

L'alcool , non mais l'eau ferrugineuse , oui !
Et toujours des jonquilles en terrain humide.
Heu , bon  , passage délicat ! 
Cheylard l'Evêque. Tiens une voiture 49 au fond .
Surprise de fin d'étape , le gîte est à 3.1 km . Ce n'étais pas prévu !
Domaine de la Gardille , Colette et Bernard nous ont rejoint .

  • Jeudi 3 mai . Cheylard l’Évêque - Laveyrune .
Hier soir , nous occupions un genre de lodge au domaine de La Gardille , un domaine isolé de tout au milieu de nulle part dans les bois.Nous étions tous les six dans cette petite maison qui se trouve en réalité dans une réserve privée de chasse de mille hectares.
Petite dejeuner à 8h30 pour un départ aux alentours de 9h. Notre programme de la journée est de 5 heures et quelques 20 km à peine . Petite journée donc.
Le parcours est magnifique et essentiellement en sous bois de hêtres . Il fait par contre très froid , un froid notamment du au vent.Vers 13 h la température affichée est de 8° mais en ressenti on doit guère dépasser les 5°.
Colette et Bernard s'occupent de notre pique nique du midi , un vrai luxe.Nous leur donnons RV vers midi à Luc , un village situé à 12 bornes du départ. Ils y sont bien à notre arrivée et ils ont repéré un endroit pour pique niquer. Bref tout est prévu sauf le vent et le froid qu'ils n'ont pas réussi à décommander. Un vrai calvaire , nous avons avalé nos sandwichs à une vitesse insoupçonnée et sommes reparti au plus vite.
Il nous reste à peu près 2 heures de marche avant d'arriver à notre étape du jour à savoir Laveyrune. Nous les avalons sans difficulté et atteignons notre point final vers 15h30.
Aujourd'hui on loge dans une colonie de vacances de la ville de Nîmes qui s’appelle L'Espoir et de l'espoir il nous en faut car depuis le départ la météo est nulle entre pluie , neige et vent. Si nous regardons derrière nous nous appellerions plutôt notre colonie du jour la colonie du désespoir ! mais restons positif.
Cette colonie vient d'ouvrir ( le 2 mai ) et il n'y à pas de chauffage. Je pense que la nuit va être froide.
Je vous en parlerai demain matin.
A demain pour un autre bout de chemin de Stevenson.

Le Domaine de la Gardille , c'est 1000 hectares dans les bois!
Lac de l'Auradou .
Ce très joli lac est en plein cœur de la foret Domaniale de la Gardille
Chemin du moyen age qui relie le massif du Mercoire à la montagne Ardéchoise.
Ruines du château de Luc.
Luc , sur les rives de l'Allier entre la Lozère et l'Ardèche.
Zorro est arrivé avec le casse croûte . Merci Colette et Bernard ! il fait un froid glacial.
Les plantes souffrent-elles ?
En Ardèche
Au hameau de Labrot , juste avant Laveyrune.
Même pas froid ! dans l'igloo.
  • Vendredi 4 mai . Laveyrune - Chasseradès.
En fait , la nuit ne fut pas froide mais véritablement glaciale à la colonie de "L'Espoir " au point de transformer nos gourdes en bouillottes en les remplissant d'eau chaude. Fort heureusement la qualité de l'accueil à  compenser pour partie la chaleur qui nous manquait.
  Petit déjeuner à 8h et départ vers 8h30. Ce matin nous partons à trois car Carole un peu fatiguée à décidé de faire un break à l'occasion de cette plus longue étape de 7h30. Elle préfère s’arrêter aujourd'hui et finir avec nous demain.
Nos amis Colette et Bernard dit "Zorro" étant là , Carole va passer la journée avec eux.
Montée sérieuse dès le départ par un temps froid accentué par un vent de nord est . Tout se passe bien et nous approchons de l'abbaye de Notre Dame des Neiges quand survient la chute de Claude pour ne pas dire la vraie gamelle . En effet à quelques encablures de l'abbaye et dans une descente , Claude butte dans un caillou et s'étale . " Compte tenu du froid , j'ai laissé les mains dans les poches et il m'est donc impossible d'amortir la chute ". Lunettes brisées et côté gauche du visage sérieusement amoché .
Les premiers soins sont prodigués par Joël et Monique et il nous parait évident qu'il serait mieux de consulter un docteur. Zorro qui nous attend à Notre Dame des Neiges emmène Claude avec Carole et Colette au cabinet médical local. Charmant docteur qui fait le point de la situation et décide de ne pas faire de points mais de poser un "steri-strip" . Rien de grave donc , plus de peur que de mal.
Nous profitons de notre présence à Labastide pour manger au restaurant. Nous repartons en début d'après midi pour une fin de journée "chiante". Nous naviguons en permanence entre les chantiers en cours destinés à la création d'un parc éolien . Après midi à oublier.
Arrivée à Chasseradès sous l'escorte de Bernard , Colette et Carole qui sont venus à notre rencontre.
Nous logeons au "Relais de Modestine" une très sympa chambre d’hôte et dîner fort sympathique en compagnie du propriétaire des lieux.
A demain pour un autre chemin.
Colonie l'Espoir au petit déjeuner . Il fait toujours froid .
Ruisseau de la Galteyre.
Sommet d'Espervelouze à 1225 m
En direction de l'Abbaye de Notre dame des Neiges.
Que ne faut'il pas faire pour être remarqué !
L'abbaye de Notre Dame des Neiges
Chapelle attenante.
Parc éolien en chantier au lieu dit les Taillades au-dessus de La Bastide Puylaurent.
Ces magnifiques bornes n'évitent pas la galère à travers le chantier.
Bon , on oublie le parc éolien et on retrouve avec plaisir un vrai chemin.
La journée se termine bien pour Claude qui rencontre une Gemmoise. Surprise!

  • Samedi 5 mai . Chasseradès - Le Bleymard.
Nous quittons Chasseradès vers 8h30 avec Carole aujourd’hui qui souhaite finir son périple comme prévu.Au passage nous visitons l'église du village de style roman magnifique.Nous arrivons très rapidement à Mirandol dominé par un viaduc de chemin de fer impressionnant surtout relativement au nombre de trains qui y passent.
Colette et Bernard tout au bout d'une piste avec le pique nique du midi. J'en profite pour vous annoncer que c'est leur anniversaire de mariage et qu'ils vont bien évidemment l'arroser ce soir.
Nous arrivons au Bleymard vers 15h30 et notre Zorro national nous achemine jusqu'à notre destination du jour  , les "Chalets du Goulet". Nous avons en effet un chalet pour six ce soir et décidons à l'unanimité de faire un dortoir de garçons et un de filles , 3 de chaque côté.
Vers 16h nous accueillons Lydie , Daniel et Romain nos amis d'Alès qui viennent nous rendre visite et préparer notre arrivée de vendredi à Alès.
Nous terminons la journée autour de la table d’hôte ou nous sommes au moins une vingtaine. Apéritif et repas copieux mais pas typiquement local " rougail saucisses".Nos hôtes sont très sympathiques.
J'ai oublié de vous dire que nous avons bien arrosé les 45 ans de mariage des Moureaux autour d'une bouteille de vin rouge et d'une saucisse séchée . MERCI Colette et Bernard !!
Je vous dis à demain pour un autre chemin. 
Zorro charge sa mule , je veux dire Bernard est au taquet !
Devant le relais de Modestine à Chasseradès, un magnifique gîte comme on aime .
Le viaduc de Mirandol et ses tunnels de protection contre les congères.
Un rayon de soleil et tout s'illumine !
Stèle au carrefour Guy Cubizolle à 1413m
L'intendance est au top . Nous sommes sur la piste de crête de la draille des mulets.
Les sources du Lot
Pour ceux qui auraient des doutes , c'est ici !
Petit ruisseau deviendra rivière .
Oui , toi le mec au milieu tu ne peux pas avoir un sourire moins con !


  • Dimanche 6 mai . Le Bleymard - Le Pont de Mauvert.
Ce matin nous sommes un peu triste  , Carole nous abandonne et Colette et Bernard aussi . Ils rentrent à Angers. Reste donc Monique , Joel et Claude qui vont poursuivre leur périple pendant six jours pour atteindre Alès.
Aujour'hui nous gagnons donc Pont de Montvers. C'est l'étape qui présente le plus de dénivelée puisque nous allons atteindre 1700 mètres au sommet du Finiels plus haut point de notre randonnée mais aussi le plus haut point du département de la Lozère que nous traversons.
Nous allons monter toute la matinée , atteindre dans un premier temps la station du Mont Lozère à 1421 mètres puis le sommet du Finiels à 1699 mètres exactement. Entre la station et le sommet la draille ( sentier de transhumance)  est jalonnée de pierres dressées en granite appelées "montjoies". Ces colonnes de pierre jalonnent le chemin suivi par Stevenson  . Au sommet nombreux névés qui nous rappellent que la neige est présente tout l'hiver ici.
De ce point nous dévalons jusqu'à notre destination finale Pont de Montvers. Nous allons en effet passer de 1700 à 875 mètres d'altitude.C'est un très charmant village qui se trouve à la confluence du Tarn  , du Rieumalet et du Martinet . Ce fut l'un des foyers les plus ardents du protestantisme dans les Cévennes et c'est d'ici que démarra la guerre des Camisards en 1702 à la suite de l'éxécution de l'abbé inquisiteur du Cheyla .
Magnifique pont sur le Rieumalet qui était un passage obligé de beaucoup de marchandises. Nous rejoignons l’hôtel des " Sources du Tarn" pour y passer la nuit.
A demain sur un autre chemin de Stevenson.
Très jolie chapelle bien intégrée au paysage  à la station du Mont Lozère
Montjoies du Mont Lozère , colonnes de pierre , certaines sont gravées de la croix de Malte.
On suit la draille jalonnée de hautes montjoies en granit.
Au fond , le sommet du Finiels et beaucoup de monde .
Sommet du Finiels 1699 m point le plus haut de la Lozère et du chemin de Stevenson.

Il reste quelques névés par endroit.
Le seul crocus aperçu lors de notre randonnée
Une draille . Chemin de transhumance.
La descente vers le Pont de Montvert est sublime avec ces genêts.
En bas au loin : Pont de Montvert.
Pont de Montvert , un des foyers du protestantisme.
Dans quelques minutes il va tomber des trombes d'eau sous l'orage.

  • Lundi 7 mai . Pont de Montvert - Cocurès.
Il fait un temps magnifique ce matin à 8h lorsque nous quittons l’hôtel. Quelques courses pour nous nourrir ce midi et c'est parti pour une matinée de rêve.
Nous traversons les genets en fleurs en grimpant ce matin encore dès le départ. Nous atteignons très vite une bergerie de type Caussenarde voûtée à l'intérieur et nous apercevons à l'horizon deux mamelons , les puechs des bondons très caractéristiques.
Nous arrivons ensuite à la stèle Raymond Senn qui fut un grand artisan du GR68 et entretint les GR pendant plus de vingt ans.Merci Mr Senn car sans vous nous ne serions sans doute pas là.
Nous continuons notre ascension jusqu'au point le plus haut de la journée , le signal du Bougès à 1421 mètres.A partir de là nous entamons notre descente vers le col du Sapet ( 1080m ) et nous croisons deux salariés du parc des Cévennes qui s'assimilent à des policiers et qui veillent au respect de l'environnement.C'est l'occasion d’échanger quelques mots avec ces gendarmettes.
C'est l'heure du casse croûte mais nous ne traînons pas car l'orage s'annonce et il commence déjà à gronder. A peine reparti et c'est le déluge , pluie violente , grêle et orage et çà va durer deux heures jusqu'à notre arrivée et en pleine forêt et sans un endroit pour s'abriter.Grace aux ponchos tout est préservé sauf les chaussures bien sur et les chaussettes pleines d'eau.
Nous atteignons Cocurès vers 16 h alors que l'orage à cessé . Notre hotel est magnifique et nous particulièrement heureux d’être ici ce soir compte tenu de l'après midi que nous avons subi. Dîner remarquable puis tout le monde au lit.
A demain pour un autre chemin.


La montée est raide mais le paysage superbe.
Pour le plaisir des yeux . Il manque les parfums !
Un duo de lézards verts , la femelle en haut avec ses 2 bandes claires.
Plateau de la Cham de l'Hermet.
Bergerie de type caussenard.

Crête du Bougès à 1303 m et la stèle R Senn qui réalisa le GR 68.
Les nombreux cairns du col des Trois Fayards ( Hêtres ).
Haut lieu des camisards , les trois hêtres dans la montagne du Bougès.
Au Signal du Bougès 1421 m
Troisième plus haut massif du parc des Cévennes : le Bougès.
La baraque à Bonnal ( abri pour bergers et randonneurs )
Col du Sapet 1080 m
Casse croûte avant l'orage.
Forêt Domaniale de Ramponenche . 
Dernière photo avant le très gros orage , éclairs , tonnerre , pluie diluvienne , grêle !

  • Mardi 8 mai . Cocurès - Cassagnas.

Nous quittons Cocurès vers 8h45 après un copieux petit déjeuner ( remarquable confiture d'oranges maison ) . Il fait beau très beau même et nous sommes très raidement obligé de nous découvrir.
L'étape qui nous attend est de 6 heures et quelques 25 kilomètres. Nous rejoignons Bédouès qui possède une très belle collégiale que ses habitants doivent au pape Urbain V. Un charmant sentier longeant le Tarn nous amène vers la sous préfecture de la Lozère , Florac , la plus petite sous préfecture de France d'ailleurs puisqu'on y dénombre seulement 2000 habitants. Au passage il est important de préciser que la Lozère est le département le moins peuplé de France avec ses 75000 habitants qui tiendraient tous au stade de France !
Nous musardons pas mal dans Florac y faisant quelques courses avant de poursuivre notre chemin. Un chemin vraiment superbe tout comme la météo ce matin , un vrai bonheur.
Nous poussons jusqu'au village de St Julien d'Arpaon avant de nous arrêter  pour notre traditionnel pique nique du midi.
Bien nous en à pris car nous y trouvons un petit snack qui accepte avec beaucoup de gentillesse que nous nous asseyons à une table pour pique niquer. Nous prenons bien sur quelques boissons et c'est l'occasion de discuter avec trois personnes âgées du cru qui sont venus partager leur repas de ce 8 mai.Nous apprenons ainsi qu'ils habitent un village juste à côté qui comprend douze habitants à l'année.
Nous repartons vers 14 heures pour atteindre notre destination finale , Cassagnas. Nous arrivons fort heureusement assez tôt car l'orage menace déjà , il sera là quelques minutes plus tard.
Ce soir c'est dortoir de huit personnes ce que nous n'avons pas encore connu depuis le départ , çà va ronfler dur. Dîner du soir à 19 heures sous forme de buffet une nouvelle formule . En plat principal saucisses aux herbes de la région ( encore !) et pâtes.
Coucher assez tôt vers 21h30 , que faire d'autre ? il pleut , il fait quasiment nuit et il n'y à pas de télé au grand dam de la famille Deguille car c'est ce soir que Les herbiers rencontrent le PSG en finale de la coupe de France . Grosse frustration.
A demain pour un autre chemin.
Chaussures encore humides , entre Cocurès et Bédouès .
Le pont de Barre sur le Tarnon à la sortie de Florac.
Les rochers de Rochefort à Florac ( Via Ferrata ) .
Chemin le long de la rivière Mimente .
La rando , c'est cool !
Nous arrivons bientôt à St Julien d'Arpaon
Ancienne voie de chemin de fer d'Alès à Florac.
Quelques tunnels à traverser , plutôt sympa .
Narcisses sauvages ( narcisses du poète ) .

  • Mercredi 9 mai . Gare de cassagnas - Lébou.
La nuit s'est bien assez bien passée  pour nous en tout cas malgré le nombre et la promiscuité. Joël et moi sommes à l'étage sur les lites superposés , bonjour l’ascension et pas question de se lever car nous avons une chance sur deux de nous casser la figure.C'est donc triple pipi avant le coucher pour être tranquille.
Petit déjeuner à 8 heure seulement ce matin et aucune possibilité pour qui que ce soit d'anticiper , incroyable.Les randonneurs apprécient en général de partir tôt mais là impossible et nous sommes donc une trentaine ce matin à attendre que la maîtresse des lieux daigne ouvrir la porte.
Détestable , Claude est vert de rage , ne décolère pas et promet une intervention écrite sur le site du chemin de Stevenson.
Ce sont encore environ 25 km qui nous attendent aujourd'hui avec une sérieuse montée d' 1h30 à peu près au départ.C'est très bien pour se mettre en jambes.
La pluie à cessé mais le ciel est très nuageux et les chemins un peu gras évidemment , pas de ponchos ce matin mais les sacs sont protégés malgré tout.
Nous nous dirigeons vers le col de la Pierre Plantée dans un premier temps à 891 mètres et ensuite à Cassagnas quelques 200 mètres plus bas . Nous allons au delà du col en réalité à 1013 m aujourd'hui.Nous empruntons une ancienne voie royale qui allait de Barre des Cévennes à St Germain de Calberte , voie taillée à même la roche.
On se dirige maintenant vers St Germain de Calberte , le seul village que nous allons traverser aujourd'hui.Nous allons descendre quasiment jusqu'au village et Monique le sait bien d'ailleurs puisque dans la descente elle est tombée sur les fesses et le poignet.Plus de peur que de mal en réalité même si son poignet est un peu douloureux à l'arrivée.
Pour la deuxième fois en deux jours nous pique niquons dans de très belles conditions tant matérielles que météorologiques.
St Germain de Calberte possède une église qui à été restaurée au 14 ème siècle à l'initiative du pape Urbain V encore lui. Très beau portail gothique qui conserve la plus ancienne porte en bois du département.Derrière l'église une statue contemporaine en bronze "l'homme Cévenol" rend hommage aux Cévenols qui ont extrais  des  lauzes au fil des ans.Elle est l'oeuvre d'une artiste Iranienne Shirine Afrouz qui séjourna dans cette commune.
En quelques deux heures nous atteignons Lébou , un lieu dit qui est composé de deux gîtes essentiellement.
Le nôtre s'appelle la "Ferme de Patience" et il est tenu par un couple d'anciens agriculteurs du nord de la France qui cultivaient des endives et des fraises.Ils ont visiblement changé de vie.
On s'installe dans une chambre spacieuse et lumineuse , super.
Dîner très sympathique et animé , nous sommes onze à table avec les propriétaires.Coucher vers 22h30.
A demain sur un autre chemin
On quitte le gite de Cassagnas et son chef de gare ( la copine à Claude !).

Au pays des premiers camisards , sur les chemins de la liberté.
Voie royale taillée à même la roche de Barre des Cévennes à St Germain de Calberte.
Col de la Pierre Plantée 891 m
Super ! une table pour nous à l'entrée de St Germain de Calberte.
L'Homme cévenol par une artiste iranienne Shirine Afrouz.
Magnifique portail de l'église de St Germain de Calberte.
Bien au calme 
Forcément , il roule moins bien !
Attention aux valises !
Notre ami de Dunkerque au gite La Ferme de Patience.
Une tablée bien sympa.

  • Jeudi 10 mai . Lébou - Pégairolle
Petit déjeuner à 7h30 ce matin car la journée va être longue , 7h30 au programme.Ce n'est pas ce que nous avait annoncé Joël mais il à du faire une légère erreur. Monique grogne un peu mais elle va s'en remettre!
Nous sommes les premiers à partir mais nous sommes aussi ceux qui ont la plus grande étape.Notre premier objectif est d'atteindre le col St Pierre à 596 mètres soit 300 mètres de dénivelée positif que nous atteignons après avoir traversé notre premier village , St Etienne Vallée Française.
Notre deuxième objectif c'est St Jean du Gard , nous y sommes vers 12h30. Nous nous offrons le luxe d'une grande salade au restaurant. St Jean du Gard fut un haut lieu de la guerre des Camisards  et un très important centre de nombreuse filatures grâce à l'élevage de vers à soie . Ce fut également la dernière étape de Stevenson en 1878.
Nous quittons St Jean du Gard vers 13h30 pour terminer notre étape. Il nous reste à peu près 3 heures. Nous devons rejoindre le col d'Uglas à 536 mètres alors que nous sommes descendu au dessous des 200 mètres.L'après midi sera dur car les montées sont très raides ( il faut dire que ce jeudi c'est jour de l’Ascension !!)
Nous arrivons au col d'Uglas  vers 16 heures après avoir gravi plus de 1000 mètres de montées cumulées dans la journée. C'est la plus grosse journée dans ce domaine.
Du col nous devons rejoindre notre gite à Pégairolle en un petit quart d'heure.A vrai dire nous craignons le pire avec cet hébergement car Joël à eu beaucoup de mal à le trouver et il n'est pas référencer dans nos guides.
Effectivement nous sommes accueilli par deux personnes , un Italien et une Brésilienne qui sont en train de barbouiller au pinceau un grand carton.Première impression très mitigée. Arrivent ensuite une femme et un homme qui sont visiblement les propriétaires des lieux. L'homme nous guide vers notre hébergement , une yourte qu'il à fabriqué , nous montre les toilettes sèches et au fond du jardin une douche bricolée quasiment en plein air.Nos craintes étaient bien fondées , c'est pour le moins spécial.
Nous prenons une douche à tour de rôle puis on s'installe dans la yourte équipée de plusieurs lits et d'un poêle , ambiance "peace and love".
Le repas est prévu vers 19h sur une grande table en plain air . En fait , Philippe le propriétaire ou plutôt le locataire des lieux est cocher et propose des randonnées en étoile en carriole.
Il à fait de nombreux boulots avant de s'établir ici. Nous prenons l'apéritif ensemble ma fois bien sympa et nous dînons dans la foulée.
Nuit tranquille quoique Monique sentait des courants d'air en tête de lit , il faut dire que la végétation entre un peu dans la yourte.
A demain pour la fin du chemin.

St Etienne Vallée Française.

Pont sur le Gardon de Ste Croix.
Ancienne voie royale taillée dans le shiste.
Après la voie royale , la route royale au Col St Pierre ( 596m )
Nous sommes dans le Gard après le col.
Mas de l'Affenadou.
Hameau de Pied de Côte
Le long des rives du Gardon de St Jean
La gare de St Jean du gard avec son train à vapeur des Cévennes.
Fin du périple pour Stevenson à St jean du gard
Gardon du Mialet
Le paysage est joli mais la montée est rude depuis la traversée de la rivière.
Les Aigladines , l'endroit est superbe.
Mialet les Aigladines
Audibert , le gite est fermé.
Au col d'Uglas (536m) en direction de Pégairolle.
Terra incognita  , le gite de Pégairolle .

L'intérieur de la yourte.
Original
Je n'ai pas les mots !

  • Vendredi 11 mai . Pégairolle - Alès , dernière étape.
Aujourd'hui dernière étape de notre périple , pour rejoindre Alès . Une étape que d'aucuns considèrent comme "pas terrible" ou sans intérêt . Le mieux est de s'en rendre compte par nous même , nous ne sommes pas du genre à se laisser influencer par des on-dit . La suite nous donnera raison.
En attendant nous prenons notre déjeuner toujours sur notre table en plain air et nous partons de bonne heure et de bonne humeur rejoindre à nouveau le col d'Uglas.
Nous montons toujours pour rejoindre un sentier de crête sous un beau soleil  jusqu'à une altitude de 669 mètres , la vue est superbe . Le chemin est très caillouteux et il faut être prudent . Jusque là tout va bien quand on voit Claude devant nous se prendre une nouvelle gamelle suivie d'injures puis disparaître à nos yeux , il est tomber en contre bas du chemin. Il remonte en se tenant les côtes pas de rire car il s'est fait mal mais bon , l'homme est solide.
La majeure partie du sentier suit la ligne de crête avec des vues magnifiques de chaque côté , non , ce chemin mérite vraiment d'être parcouru même si parfois certains passages sont un peu délicat sur les rochers mais sans réelles difficultés.
Nous passons dans un secteur d'anciennes mines de charbon avant d'arriver au sommet du Montcalm à 563 mètres et de ses trois tables d'orientation. C'est ici que nous faisons la pause casse croûte.
Nous gravissons la dernière difficulté du jour , la "muraille de Montcalm" puis petit à petit nous descendons sur Alès .Nous passons près d'une mine témoin avant d'arriver dans les faubourgs et au rond point du mineur puis enfin au terme de notre randonnée au pont de Rochebelle sur le Gardon d'Alès.
Le hasard fait bien les choses puisque nous arrivons en plein dans la Feria de l'ascension d'Alès. Nous mangeons quelques tapas au milieu de la fête foraine et Claude en profite pour appeler son copain Daniel qui nous récupère en voiture .
Quelle chambre d’hôte et quelle table ! elle n'est pas dans les guides mais elle vaut le déplacement. Un immense merci à Lydie et Daniel pour leur accueil et leur gentillesse d'autant plus que le lendemain après un copieux petit déjeuner ils nous ramènent à l’hôtel du Puy en Velay en camping car , excusez du peu.




Petit déjeuner à l'extérieur , dîner aussi hier soir.
Carrefour de Combe Male ( 640 m ) 
Sentier de crête bien rocailleux.
Ce sentier fait parti du tour de la vallée du Galeizon.
Premiers passages rocheux .
Difficile de se perdre ! 
Passage délicat .
Encore plus délicat !
Sommet du Moncalm (563m) et ses 3 tables d'orientation.
Massif du Mont Lozère.
La "Muraille de Moncalm" , dernière difficulté.
Carrefour de Valmalette ( 320 m )
Rond point du Mineur à Alès.
Pont de Rochebelle , terminus du Chemin de Stevenson.


A bientôt sur un autre chemin !

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